lundi, octobre 10, 2005

Du RSS dans les bibliothèques



Dans le dernier travail des conservateurs stagiaires sur le RSS dans les bibliothèques, fichier en langage XML qui structure une information nouvellement publiée sur un site web, dont un blog.

L’application des fils RSS expliquent-ils peut être ramené à leur agrégation permettant à une personne abonnée à différents fils de les recevoir dans son agrégateur et à la syndication de contenu.

L’agrégateur peut ainsi être un logiciel propre comme Bloglines, mais également un client mail (Thunderbird) dans lequel les billets récemment postés apparaîtront comme autant de nouveaux messages, ou encore un module intégré à un navigateur (Sage pour Firefox). Les auteurs du mémoire semblent assez critiques vis-à-vis des agrégateurs alors qu’il me semble qu’il s’agit de la façon la plus simple d’utiliser un agrégateur. Je ne sais pas pour vous (hop sondage : quel type d’agrégation de fils RSS utilisez-vous ?), mais je trouve qu’utiliser son client mail nuit à la lisibilité des billets comme fils RSS. J’ai l’impression que le concept de convergence est de plus en plus à la mode (ce qui pourrait faire l’objet d’un prochain billet, je me le note) mais je ne pense pas que ce soit vraiment une bonne chose. Je veux dire, que les mails se trouvent dans le client de messagerie, les billets RSS dans l’agrégateur est une bonne chose, non ? Alors certes, tout avoir dans son client mail permet de ne pas ouvrir plusieurs applications et ce peut sembler plus simple dans le sens où, forcément, on évite peut-être plus facilement les centaines de billets de retard que j’accumule de manière régulière ^^ ; néanmoins, je persiste à trouver cela moins pratique et surtout, inféodé à son seul ordinateur où se trouve le client de messagerie. Je consulte mes abonnements depuis le travail, depuis chez moi, depuis le PC de mon mari et je trouve pour le coup handicapant de ne pouvoir accéder d’où je le souhaite à ces derniers.
L’abonnement via un plug in du navigateur comme Firefox le permet me laisse tout autant dubitatif mais à dire vrai, j’ai du mal à voir ce que cela donne en fin de compte : si j’ai bien compris, ils aparaissent comme des signets, il n’y a donc plus vraiment de syndication… doit-on s’abonner ? Peut-on accéder à ses abonnements d’une autre machine ? Comment garder archivé un billet qui nous intéresse ?

La syndication de contenu permet quant à elle de mettre sur son propre site web les informations venant d’autres sources, qu’il s’agisse de grands titres de journaux, de sites thématiques un peu comme un produits documentaires qui seraient automatiquement mis à jour, à la différence près que seules les informations les plus récentes restent syndiquées remplaçant les plus anciennes. Il faut donc penser à sauvegarder les billets qui nous intéressent…

Pour en revenir au travail de nos collègues, ils ont étudié les différents usages des fils RSS dans les bibliothèques tels qu’ils existaient déjà et tels qu’ils pourraient être utilisés. Je ne vais pas ici en faire la liste et vous enjoints à lire leur travail mais je vais parler des usages dont j’estime la mise en place potentiellement possible dans notre SCD, à moyen terme (ceci dans la configuration actuelle de notre SID).

Parmi la liste des propositions, j’en ai retenu trois :
  • Utiliser le fil RSS proposé par les grands éditeurs pour donner accès aux étudiants et enseignants-chercheurs aux sommaires des revues. Nos chercheurs auraient ainsi accès directement par abonnement ou via le site de la BU aux informations qui les intéresse en premier lieu.
  • Utiliser la syndication de contenu pour créer des minis-dossiers documentaires sur les filières qui se trouvent dans notre université voir pour faire plaisir selon les fameux pôles d’excellences tels que prescrits par le ministère. On pourrait ainsi créer des produits documentaires qui s’appelleraient « actualités thématiques » ou quelque chose dans le genre. A charge pour les professionnels de choisir et valider les sites à syndiquer.
  • Enfin, j’ai noté que la bibliothèque de la National University of Ireland de Galway qui a intégré un RSS interne affichant dans son portail la notice de chaque nouveauté cataloguée. J’aime beaucoup l’idée de ce genre de fil interne. Je suis sûr qu’on pourrait développer quelque chose de ce côté, afficher les dernières acquisitions par section, mettre en place un service plus personnalisé…


Voici un autre exemple : c'est une page de personnalisation de fil RSS pour obtenir les nouveautés de sa bibliothèque. On peut choisir par classe de la Dewey ou une autre classification plus générale, et on choisit les critères de tri des résultats ainsi que la fréquence d'actualisation. Figoblg d'ailleurs s'est déjà penchée sur la question...

Mais les auteurs du mémoire ont raison de souligner des problèmes inhérents à ce nouveau média. Outre la question de la validation de l’information qui n’est pas nouvelle, j’ai retenu pour ma part deux problèmes majeurs : la formation des usagers et des collègues à une technologie qui apparaît encore trop souvent encore comme un « gadget » (quoique j’ai vu que la société Archimed l’avait incluse dans sa nouvelle solution de portail ce qui ne lui coûte rien et permet de remplir à peu de frais la page personnalisable des profils utilisateurs) et la question des droits.

Très sincèrement, cette question des droits ne m’avait pas effleuré. Je me pensais encore dans un environnement très libre où si quelqu’un met en place un fil RSS c’est pour être syndiqué ou agrégé. Dès lors, pourquoi faire une misère en réclamant des droits ? Et puis finalement il est certain que la personne à l’origine d’un message ne verra pas forcément d’un bon œil que son message soit repris, cité par n’importe qui, une groupuscule extrémiste ou qu’en sais-je ? Sans aller jusque là, rien ne dit que les fils sont libres de droit quand bien même ils seraient gratuits…

Voilà donc un travail qui m’a plu et qui permet d’envisager une plus grande utilisation du RSS en bibliothèque, du moins lorsqu’une norme se sera dégagée, parce pour l’instant, ce semble encore un peu le fouilli sur la toile. Merci donc aux auteurs, à Jean-Christophe Brochard, Delphine Coudrin, Henriette De Daran, Jean-Charles Houpier et Chantal Simon pour cet état des lieux.

3 Commentaire-s :

Blogger Lithium a dit...

Le petit dernier dans les bacs: Google reader ! Eh oui, ils ont osé...

10/11/2005 08:56:00 AM    
Anonymous Catherine a dit...

En réponse au sondage : j'ai définitivement adopté le lecteur en ligne Bloglines après avoir testé des logiciels comme RSS Xpress ou Feed Reader. Comme toi, j'apprécie la possibilté de pouvoir consulter mes fils RSS de chez moi ou de mon lieu de travail. Et puis c'est un outil agréable, ergonomique dans lequel on navigue aisément.

10/11/2005 01:24:00 PM    
Anonymous Silvère a dit...

Très juste, ce travail est très intéressant et je l'envoie régulièrement à des collègues pour leur faire découvrir ce que c'est que le rss. merci aux auteurs!

Personellement, j'utilise netvibes, qui est selon moi le meilleur agrégateur qui existe tout simplement (et j'en ai testé plein)! http://www.netvibes.com/
Il permet de sauvegarder ses fils en ligne et fonctionne avec Ajax.

Quant aux sites librairies qui proposent des fils rss, une recherche sur le web montre que rien n'existe pratiquement en français. rien sur amazon france, rien sur Decitre, rien sur Electre par exemple, j'ai uniquement trouvé la fonction sur le site de eyrolles : http://www.eyrolles.com/Accueil/Aide/presentation_syndication.html

Peut-être ai-je mal cherché mais je n'ai rien trouvé d'autre...

à quand un service comme celui-là : http://www.onfocus.com/bookwatch/AmazonRSS.asp
il permet de créer soit même ses requêtes et de générer un fil rss corespondant remis à jour. ça ne fonctionne que sur amazon us et ça ne cherche que dans les lites des meilleures ventes...pas encore idéal donc pour les professionnels des bibliothèques.

Je pense qu'à défaut d'attendre que les libraires s'y mettent, il serait intéressant de pouvoir générer soi-même des fils rss par des requêtes complexes et ciblées afin de pouvoir être tenu au courant de la réédition de tel titre rare, ou de développper tel aspect de la collection. Chaque bibliothèque a une collection complexe avec ses besoins et il me semble essentiel que chaque acquéreurs puisse générer ses propres requêtes afin de gérer efficacement, au plus prêt de l'actualité son fonds documentaire...avis aux développeurs du libre!

Qu'en pensez vous?



silvere.mercier@free.fr

10/11/2005 04:55:00 PM    

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